Palefrenier-soigneur
Le palefrenier est le technicien de surface des boxes. Il assure quotidiennement le nettoyage des écuries et les soins aux chevaux de sport et d'élevage : litière, nourriture, pansage et soins vétérinaires élémentaires. Il veille à l'état de santé des animaux et intervient en cas d'urgence.
Il entretient le matériel (selles, harnais) et détend les chevaux avant ou après leur entraînement. Il a généralement dix à douze chevaux en charge, voire plus dans les écuries modernes. Dans les grandes écuries de concours, le palefrenier est uniquement chargé des soins aux chevaux, l'entretien des écuries étant assuré par des agents d'entretien. Dans les petites structures, le palefrenier entretient également les manèges, les paddocks, les pâtures...
Les qualités requises
Les chevaux ont besoin d'être soignés quotidiennement. Les journées commencent tôt, vers 6 h, et le travail s'exerce par tous les temps dans des écuries non chauffées. Il faut donc avoir une bonne résistance nerveuse et physique. Un sens accru des responsabilités est également indispensable. Le palefrenier doit bien connaître les chevaux et les aimer. C'est le métier où l'on est le plus en contact avec l'animal.
Formation, salaire et perspectives d'évolution
Les sections formant les palefreniers s'étant multipliées en raison d'une forte demande, trouver un emploi fixe pose des problèmes.
Le CAPA palefrenier-soigneur se prépare généralement en formation initiale. Le CAPA palefrenier peut également être obtenu par unités capitalisables. Il se prépare alors par la voie de l'apprentissage, en trois ans après la classe de cinquième.
En début de carrière, le salaire d'un palefrenier se situe aux alentours du Smic et sa situation fluctue. Il occupe souvent plusieurs emplois avant de se stabiliser. Ceux qui ont plus de trois ans d'ancienneté dans le même poste sont rares. Par ailleurs, la pénibilité du travail et la déception de ne pas monter à cheval les amènent à abandonner rapidement. C'est un métier essentiellement exercé par les jeunes.
Plus un palefrenier est polyvalent (soigneur et cavalier), plus il a de chances de se faire embaucher. L'essentiel des employeurs étant constitué de propriétaires de petites structures qui n'ont pas les moyens de payer des salaires avec des charges sociales, les emplois sont souvent saisonniers ou en contrat emploi solidarité. Un centre équestre, même important, ne compte guère plus qu'un palefrenier. En fin de formation, seul un jeune diplômé sur vingt peut actuellement espérer décrocher un emploi ! Les perspectives d'évolution sont donc limitées.
Néanmoins, le soigneur peut devenir cavalier-soigneur. Il participe alors au débourrage des chevaux. Après plusieurs années d'expérience professionnelle, il peut accéder à l'emploi de soigneur responsable d'écurie. C'est en région parisienne, où les centres équestres sont les plus nombreux, ainsi que dans la région Ouest et les régions touristiques, que les débouchés sont les plus nombreux.
Le permis poids lourds, un atout
Posséder le permis poids lourds est recommandé pour tous les palefreniers. Ils sont souvent amenés à accompagner les chevaux sur les terrains de compétition. De même il est conseillé de posséder des rudiments de mécanique, de maréchalerie (déferrer un cheval, remettre un clou...) et de maçonnerie, menuiserie, électricité...